Nasri : « A Arsenal pour franchir un palier »

Par Sport Magazine, lundi 25.08.2008 à 09:08

Après douze années passées à l’Olympique de Marseille, Samir Nasri a quitté le cocon familial à 21 ans. Formé et révélé aux yeux de l’Europe sous le maillot phocéen au point d’avoir gagné sa place chez les Bleus, il rejoint la colonie des Français d’Arsenal. Un choix mûrement réfléchi qui a payé dès son premier match.

Pour sa première apparition sous le maillot des Gunners, il y a une semaine, il a inscrit un but et obtenu le titre de Man of the match. Conseillé par ses amis Djibril Cissé et Nicolas Anelka, l’ancien Marseillais ne s’est pas trompé : « en signant à Arsenal, je savais que je ne partais pas dans l’inconnu », a-t-il confié au cours d’un entretien à FIFA.com.

Buteur dès votre premier match avec Arsenal, vous vous êtes rapidement adapté au football anglais… Je ne pouvais pas rêver meilleur début, mais je ne peux pas garantir que je marquerai à chaque match. Quand j’ai rencontré le « boss » (Arsène Wenger), il m’a averti que l’adaptation prenait six mois en général. Il avait d’ailleurs pris les exemples d’Emmanuel Petit et de Robert Pires. Mais je m’attendais à un changement plus difficile. Il y a plus de contacts qu’en France, c’est vrai, mais la plus grosse différence concerne l’intensité du jeu, beaucoup plus élevée ici. Le jeu développé par Arsenal, offensif et à une touche de balle, toujours en mouvement, me correspond parfaitement. C’est ce que je recherchais. J’ai d’ailleurs été surpris par la qualité des entraînements, très semblables à ceux de l’équipe de France, et par le travail de répétition au niveau des passes. Je comprends mieux pourquoi le jeu d’Arsenal était si fluide à la télé. Je me régale !

Pourquoi avoir quitté Marseille, votre club, votre ville, à seulement 21 ans ? J’ai eu une saison un peu difficile l’an passé, avec beaucoup de pépins qui m’ont éloigné des terrains. Quelque part, j’avais envie de bouger pour progresser, évoluer dans mon jeu. J’étais à l’OM depuis 12 ans. Et, même si je n’ai pas vécu la consécration d’un titre, j’ai tout connu : le centre de formation, quatre ans chez les professionnels avec des bons moments comme des crises. Et puis, j’habitais chez mes parents. Il était temps de prendre mon indépendance.

FIFA.com

Iconic One Theme | Powered by Wordpress